A quoi marchent les cadres dirigeants ?
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Certes il y a les gros salaires, les bonus, les stock-options. Mais pour fidéliser leurs cadres dirigeants, certaines entreprises inventent aussi un management haut de gamme : actions de coaching, club interne, formations de prestige... |
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Pour définir le haut du panier de la population des managers, les Anglo-Saxons parlent d'or. Pour les plus recherchés d'entre eux, ces cadres dirigeants sont parfois appelés golden collars - cols dorés - par analogie aux ouvriers, les blue collars et aux cadres et employés, les white collars. Ce gratin du management négocie aussi des "golden parachutes" qui leur permettront de se retourner confortablement en cas de rupture du contrat de travail. |
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cette gestion d'exception, de plus en plus d'entreprises s'efforcent de baliser un parcours pour leurs cadres dirigeants et de les fidéliser. Une étude du cabinet Progress, réalisée l'an passée, auprès de 410 cadres dirigeants , avait montré que le degré de motivation fluctuait en fonction de la culture de l'entreprise et de sa taille (Entreprise & Carrières, n° 608). Même s'ils sont très différents, les patrons et les cadres dirigeants ont pour motivation principale le projet de leur entreprise : la perspective de développement et le challenge à relever sont des éléments déterminants. Mode affectif Un autre moteur, à ne pas négliger, est le caractère ludique de la fonction : « Diriger s'apparente à une partie d'échecs, témoigne l'un d'entre eux. Quand l'entreprise n'est pas très grande, nous déplaçons nos ressources comme peuvent l'être des pions, toujours dans le souci de l'intérêt général, celui de l'entreprise. Lorsque la société est plus grande, le jeu consiste, cette fois, à acheter, à revendre..., à comparer ses prouesses avec celles des concurrents. Oui, cette dimension ludique n'est pas à mésestimer. » D'une manière générale, le cadre dirigeant se déclare "engagé" dans sa fonction. Mais, comment les fidéliser ? L'entreprise dispose de nombreux instruments : financiers certes, mais aussi organisés autour de la reconnaissance et des signes d'appartenance à un groupe : formations haut de gamme, clubs fermés à l'intérieur de l'entreprise et actions de coaching. Ces dernières constituent un signe distinctif, propre à cette catégorie de cadres, s'inscrivant tout à fait dans la logique d'individualisation managériale de plus en plus en vogue. Elles leur permettent de confronter leurs points de vue et leurs modes de fonctionnement au regard d'une personne extérieure. |
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