Epargne salariale : On accélère

De source ministérielle, tous les décrets d’application de la loi du 19 février 2001 seront publiés avant la fin juin. Devant les imprécisions du texte, l'ensemble des acteurs trépignent : les grands groupes, laboratoires de l'épargne salariale, et les PME particulièrement visées par les mesures de la loi Fabius.
Avec cette loi, le gouvernement espère doubler le flux des sommes versées dans les plans d'entreprise qui représentent à l'heure actuelle 45,4 milliards de francs, d'après le rapport Balligand-Foucauld, et dont le coût est estimé à 20 milliards de francs en tenues d'exonérations de charges et à 5 milliards de francs en termes d'exonérations fiscales. Les uns décèlent, déjà, dans les nouvelles

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dispositions un manque à gagner supplémentaire pour les caisses de retraite. Les autres s'offusquent de la ponction qu'elles occasionnent sur les finances  publiques. De leur côté, les partenaires sociaux qui ont relativement peu investi ce domaine, craignent
que les négociations annuelles sur les salaires soient réduites à leur plus simple expression, l'essentiel de la politique salariale étant susceptible de passer par les instruments de l'épargne salariale. En tout état de cause, la campagne de communication nationale prévue, dès le mois prochain, par le ministère des Finances, devra être persuasive… et ce ne sera pas une tâche aisée ! La complexité des dispositifs, la multiplicité des acteurs, le caractère technique de l'information, ainsi que le spectre des fonds de pension agité par ceux qui brandissent la menace de la fin des régimes par répartition, n'encouragent pas la compréhension des messages ni l'appropriation des mécanismes.
Extrait du Cahier spécial, coordonné et rédigé par Nora AZOUZ (gérante PLUM’PRO), paru dans Entreprise § Carrières n° 577 – du 22 mai au 4 juin 2001.

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