Le CNES fait explorer le passé pour mieux préparer le futur
Avant de faire construire le futur pas de tir du lanceur Soyouz en Guyane, l’INRAP* évalue l’impact archéologique dans la zone concernée. Résultats : les fouilles ont notamment mis au jour un site amérindien très important…

4 sites archéologiques ont été découverts sur les cordons prélittoraux de Guyane, à l’emplacement même du futur pas de tir de Soyouz.
Leur nom : Tania, Olga, Eva 1 et Eva 2. L’intégralité des fouilles est menée par l’INRAP pour le compte du CNES, le maître d’œuvre des travaux. Ces sites vont favoriser la connaissance :

  1. de l’histoire de la Guyane,
  2. des mouvements des populations,
  3. des cultures des peuples amérindiens.
Illustration

Sur les 4 sites mis au jour, Eva 2 est le plus significatif. Eva 2 est une vaste implantation amérindienne d’environ 4 ha. Des fragments de hache polie, une pipe en terre, une lame métallique et une grande quantité de poteries et de pierres taillées étaient déposées à même le sol.

  1. Un niveau plus ancien a été découvert grâce à des sondages mécaniques et a permis de révéler des vestiges datant de 1265 avant JC. Il culmine à 15 m de hauteur sur une colline de sable blanc et se caractérise par la présence de blocs de quartz.

    Des stigmates de chauffe sont même visibles sur certains d’entre eux, interprétés par les archéologues comme étant des fours destinés à la cuisson des aliments. D’ores et déjà, il est acquis que 2 occupations humaines distinctes se sont succédé à cet emplacement durant les 3 000 dernières années.

    Néanmoins, des datations par thermoluminescence** sont en cours sur les blocs de quartz pour en connaître l’âge précis.


    * Institut National de Recherches en Archéologie Préventive

    ** Emission de lumière par les atomes et les molécules